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Retrait de la Sécu pour les remboursements optique ?

Publié : Le 17 septembre 2013, par Romain Catheline
Le Monde, La tribune, CFP & Associés
La Cour des comptes a remis son rapport annuel sur la Sécurité sociale et pointe du doigt le marché de l'optique en France, jugé « peu concurrentiel, opaque et cher » . Cette dernière préconise même un désengagement de la Sécurité sociale sur ce poste, pourtant indispensable à la santé des assurés. Explications

Le marché de l'optique : une absence de régulation

Les dépenses pour les remboursements en optique sont dans le collimateur de la Cour des comptes. Au sein de son rapport annuel sur la Sécurité sociale, la Cour analyse son fonctionnement et préconise des mesures pour le rééquilibre de ses comptes. Et ce sont donc les marchés de l'optique et des prothèses auditives qui récoltent les foudres de ce rapport.
En effet, il est clairement mis en avant la forte hausse des dépenses d'optique, passées de 3,9 milliards d'euros en 2000 à 5,3 milliards en 2011, soit une augmentation de plus de 35%. Le rapport soulève une absence de régulation de ce marché.

Cette forte tendance haussière serait donc la conséquence des marges extrêmement élevées des opticiens. Toujours d'après le rapport, la marge brute d'une paire de lunette serait de 300€ et pouvant dépasser les 600€ sur des corrections progressives complétées d'une monture de luxe. Egalement, la Cour pointe les pratiques conduisant les opticiens a fixer leurs tarifs en fonction des forfaits optique des assurés. Au point même, qu'il suffirait au commerçant de vendre deux à trois paires de lunettes par jour pour arriver à l'équilibre de son affaire. Ceci serait également la conséquence de l'explosion du nombre d'opticiens ayant plus que doublé en l'espace de 10 ans pour atteindre 23 675 en 2011. Il est à noter que les tarifs des verres restent très opaques.

En conséquence, la Cour préconise la poursuite du désengagement de l'Assurance-maladie sur les lunettes ; en effet, cette dernière, ne participant, en moyenne, qu'à hauteur de 5% du prix d'une paire de lunettes, a laissé un marché absent de toute « égalité et solidarité ». Finalement, la Cour en traduit le désintérêt de la Caisse Nationale d'Assurance Maladie à la régulation de ce marché.

De ce fait, face à cette absence de maîtrise des remboursements, la Cour des comptes demande à ce que l'assuré ne paie pas trois fois sa paire de lunettes :
- l'une par ses cotisations d'assurance maladie, finalement peu participative aux dépenses ;
- une autre par le paiement de sa complémentaire santé ;
- et enfin la dernière par le potentiel reste à charge.

Un report exclusif sur les complémentaires santé bénéfique aux assurés ?

Le désengagement de la Sécurité sociale sur l'optique permettrait l'économie de 200 millions d'euros de dépenses et la Cour des comptes voit, par la participation exclusive des complémentaires santé et mutuelles, un réel pouvoir pour contrôler ce marché. En effet, ces dernières remboursent de mieux en mieux le poste optique mais souvent en contrepartie d'un effort de l'assuré. Par exemple, il est de plus en plus fréquent qu'un assuré commande sa paire de lunettes au sein d'un réseau d'opticiens avec lequel la mutuelle a négocié des tarifs. Par cet accord, les dépenses des assurés de la mutuelle sont contrôlés.

En revanche, les remboursements sont très disparates d'une complémentaire santé à l'autre (solutions d'entreprise, solutions à titre particulier), ce qui créé des écarts de prise en charge importants sur un poste essentiel à la bonne santé des Français.

En fin de journée, Marisol Touraine déclarait ne pas vouloir retenir cette préconisation, peut-être pour s'éviter une énième polémique mal maîtrisée.

Affaire à suivre.

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