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Complémentaires santé étudiantes : la hausse des tarifs

Publié : Mardi 20 août, par Romain Catheline
Unef, Le Monde, Mieux vivre votre argent (Image : wikipédia)
Alors que l'Unef (Union nationale des étudiants de France) pointe ces derniers jours, la hausse du coût des études dans la plupart des villes de France, il convient de relever la progression des tarifs des complémentaires santé pour les étudiants, favorable au renoncement aux soins.

La santé d'un étudiant est primordial pour la réussite de son parcours au sein de l'enseignement supérieur. Or, la hausse des complémentaires santé s'ajoute à la liste, déjà longue, des frais en augmentation de la vie étudiante.

Un sytème revu au 31 août 2019

Il est à présent révolu le temps où l'entrée dans la vie étudiante rimait avec le choix de son organisme de sécurité sociale. A partir de la rentrée scolaire 2019, les organismes tels que la Smerep ou encore la LMDE ne seront plus le régime obligatoire des étudiants. Ces derniers seront rattachés au régime général ou aux régimes spéciaux de leurs parents. Pour ceux déjà adhérents à une sécurité sociale étudiante, le remplacement doit se faire sans démarche.
Les coûts d'affiliation sont remplacés par une cotisation de 91 euros nommée contribution sociale étudiante et campus.

Une hausse de 2,5% des cotisations

Les anciennes sécurités sociales étudiantes se concentrent désormais sur leur activité de complémentaire santé. Certaines s'attaquent même à ce marché en fusionnant leur caisse, comme l'acteur Heyme, réunion de la Société mutualiste des étudiants de la région parisienne (Smerep) et la Mutuelle des étudiants de Provence (Mep). Il s'agit ainsi de venir compléter les prestations du régime obligatoire, comme n'importe quel affilié en France ; les étudiants étant soumis au même coût de la santé, il est souvent utile de déléguer ce risque à un assureur. Cela étant dit, le budget d'un étudiant ne le permet pas toujours. Près de 20% des étudiants vivent sous le seuil de pauvreté et 23% considèrent rencontrer des difficultés financières durant leurs études.
Il est donc fortement probable que l'augmentation des coûts des complémentaires estimé à 2,5% décourage certains à s'assurer et donc à se soigner. Malheureusement la hausse de coût de la vie installe une précarité pour les étudiants dont 46% sont dans l'obligation de travailler pour s'en sortir ; nous rappelons qu'il existe une forte corrélation entre la nécessité d'un étudiant de travailler et ses chances de réussite dans l'enseignement supérieur.

La ministre en charge de l'enseignement supérieur, Madame Frédérique Vidal a tenu à rappeler sa priorité quant à l'accès aux études en allouant cette année 46 millions d'euros supplémentaires aux bourses. La ministre précise également que le budget consacré à l'aide aux étudiants est de 5,7 milliards. Malgré tout, certaines actions menées par le gouvernement comme le rabot de cinq euros par mois sur les APL, décidé à l'été 2017, touchent aussi les étudiants les plus démunis.

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