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Retraites complémentaires : ce qui change en 2016

Publié : Le 19 octobre 2015, par Christophe de Petiville
Crédits photo : svilen001, everustockphoto.com
De nouveaux efforts sur les retraites ont été consentis dans l'accord signé vendredi par les partenaires sociaux. Des efforts nécessaires pour rétablir l'équilibre précaire des régimes Arrco et Agirc des salariés du privé. Parmi ces réformes, un système de bonus malus, une sous revalorisation des retraites, et bien sur, une augmentation des cotisations.

On allait droit dans le mur …

Sans action, les retraites complémentaires des salariés étaient malheureusement condamnés à assez court terme, puisque, accusant un déficit respectif de 2 milliards et 1 milliard d'euros, l'Agirc et l'Arrco voient depuis plusieurs années leurs réserves fondre comme neige au soleil. La cause ? Un équilibre démographique plus vraiment favorable, un contexte économique difficile amenuisant les entrées (cotisations assises sur les salaires). Il était donc bien nécessaire de retoucher à nouveau les conditions d'obtention de la retraite complémentaire, ainsi que les modalités de versement de celle-ci. Les partenaires sociaux sont parvenus, assez péniblement, à un accord qui ne fait sourire personne de part et d'autre de la table, mais pourtant bien nécessaire.

Un système de bonus-malus pour encourager les salariés à travailler plus longtemps

Le bonus

Les salariés qui travailleront 2 ans, 3 ans ou 4 ans de plus que requis actuellement par le régime général, soit 45,5 années de cotisation au maximum au lieu de 41,5, pourront bénéficier d'une majoration de leur retraite complémentaire selon les modalités suivantes :

Années supplémentairesBonus
210 % pendant 1 an
320 % pendant 1 an
430 % pendant 1 an

Les rentrées escomptées par ce dispositif ne sont pas très importantes, par rapport au déséquilibre global, mais permettent néanmoins de laisser une part de liberté aux salariés souhaitant partir, et à ceux souhaitant majorer leur pension.

Le malus

C'est la pilule qui est passé le plus difficilement. Cette mesure prévoir que les salariés nés à partir de 1957, remplissant toutes les conditions actuelles pour percevoir leur retraite complète : à savoir, 41,5 années de cotisations et au minimum être âgé de 62 ans, verront leur retraite complémentaire réduite de 10 % pendant 3 ans. Une coupe sèche dans les revenus des jeunes retraités, qui devront travailler un an de plus que requis par le régime général, pour éviter cette décote.

Une nouvelle augmentation des cotisations

En vue de la future fusion des régimes Arrco et Agirc, les cadres devront cotiser un peu plus sur la Tranche B de leur salaire, c'est à dire celle comprise entre 3 218 € bruts et 12 872 € bruts mensuels. (Référence PASS 2016).

Autre majoration de cotisations, la part de la cotisation qui ne sert pas à acquérir des points de retraite, mais à équilibrer les régimes, augmentera elle aussi. Pour acheter pour 100 euros de points de retraite (à convertir en rente au moment du départ à la retraite), il faudra débourser désormais 127 euros de cotisations, au lieu des 125 actuels.

Les retraités vont également payer

Les retraités ne paieront pas à proprement parler de leur poche ce nouveau tour de vis. Non, les caisses revaloriseront moins les pensions versées (pour faire face à l'inflation). Cela signifie qu'ils ne vont pas re-cotiser, mais que leur pouvoir d'achat va s'erroder, d'ici à 2020, puisque les pensions seront indexées à l'inflation moins 1 point. Une mesure difficile à annoncer aux retraités.

Finalement, les partenaires sociaux ont pris globalement la mesure de leurs responsabilités, en jouant assez équitablement sur les 3 leviers à disposition de tout régime de retraite par répartition, à savoir : l'âge de départ, qui délimite les populations entre payeurs et payés, le montant des cotisations et le montant des prestations, pour déterminer les volumes d'argent à transférer entre les deux populations. Il est à espérer que le contexte économique ne se dégrade pas d'avantage, car il nous obligerait à revenir encore sur ces douloureux arbitrages.

Réagir à cet article

Lafay Le 9 novembre 2015 :

Pourquoi dans les causes ne parlez- vous pas de la démagogie d'un président qui a élargi le dispositif des carrières longues, créant ainsi une hémorragie des départs en retraite de personnes qui travaillaient et du million de chômeurs .
Ces 2 chiffres ont littéralement baissaient les encaissements de cotisations mettant ainsi en péril les régimes arrco agirc.


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