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Âge « pivot » et durée de cotisations

Publié : Mardi 27 août, par Romain Catheline
Rapport de JP Delevoye «  Pour une retraite plus simple, plus juste pour tous », France Télévisions, photo : Wikimedia
Le Président de la République s'est exprimé sur la future réforme des retraites lors de son interview au JT de France ce lundi.

En marge de la conclusion du G7 à Biarritz, le Président Emmanuel Macron a évoqué, lors de son passage au journal télévisé de France 2, la rentrée chargée en matière sociale et notamment la nécessité d'aboutir à un système des retraites plus juste et dont le financement doit être équilibré.

Une promesse de campagne

Attaché à la solidarité intergénérationelle, fondement de notre système de retraite par répartition, et au souhait de ne pas décaler l'âge légal de départ, fixé aujourd'hui à 62 ans, le Président de la République a proposé de plutôt discuter d'une durée de cotisation, considérant un juste équilibre entre les débuts de carrière tardifs liés aux études et les travailleurs ayant commencé plus tôt.
Le rapport remis par Jean-Paul Delevoye envisage un âge légal maintenu à 62 ans, permettant le respect d'un promesse de campagne du chef de l'Etat, mais évoque un âge « pivot » à 64 ans pour toucher une pension de retraite à taux plein. Autrement dit, le départ à 62 ans engendrerait une décompte de sa pension. Assez rapidement, les analyses se sont orientées vers une mesure que ne dit pas son nom ; vigilant à sa communication suite à la crise post Gilets jaunes, Emmanuel Macron a tenu à rappeler que la remise d'un rapport, préalable aux discussions, sur le sujet des retraites ne présageait pas du projet de loi en définitive ; il s'agit en effet d'un avis consultatif dont les propositions peuvent être retenues, ajustées ou écartées.

Des effets positifs d'ouverture à la discussion

Le rapport « Pour une retraite plus simple, plus juste pour tous » remis le 18 juillet dernier par Jean-Paul Delevoye, haut commissaire à la réforme des retraites, avait établi des mesures qui semblaient déjà dessiner la future réforme, ne laissant peu voire pas de place à l'ajustement ou à la discussion. A la publication du rapport, les syndicats avaient d'ailleurs pointé l'ouverture d'un débat avec une toile de fond pré-déterminée. La liberté prise par Emmanuel Macron d'évoquer une alternative sur l'un des critères fondamentaux de notre futur système de retraite marque la volonté du gouvernement de trouver la meilleure équation avec les forces représentatives des Français.
Le chef de l'Etat a également insisté sur l'organisation d'un débat national, souhaitant ainsi allant plus loin que l'annonce faite la semaine dernière par la Ministre des Solidarités et de la Santé, Madame Agnès Buzyn, évoquant une concertation.

Dès la semaine prochaine, le premier Ministre, Edouard Philippe, débutera les entretiens avec les représentants des principaux syndicats, amorçant une rentrée dynamique sur le plan social.

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