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Taux bancaires : de records en records, mais quelles conséquences pour les banques ?

Publié : Jeudi 29 août, par Romain Catheline
Capital, Banque de France, Les Echos, Image : Wikipédia
Chaque mois, les professionnels de l'emprunt bancaire font état de nouveaux records historiques dans la chute de taux bancaires. Cela ne semble pas s'arrêter pour la rentrée. Pourquoi et quelles sont les conséquences ?

Des emprunteurs ravis

La baisse des taux emballent les investisseurs qui se ruent auprès des banques pour l'obtention d'un prêt ou d'un rachat de prêt . Tous les professionnels du secteur (banques, courtiers en financement) s'accordent sur le fait que l'argent n'a jamais été aussi peu cher. Cela est vrai ; les taux n'en finissent pas d'atteindre de nouveaux planchers bien que le tassement pointe le bout de son nez. A titre d'exemple, le cabinet CFP & Associés, courtier en assurances à Billancourt-Billancourt, révèle que certains dossiers bénéficient d'un taux de 0,60% sur une période de 15 ans et 0,90% sur 25 ans.
La tendance ne devrait, pour autant, pas fléchir. La stratégie de la Banque Centrale Européenne, incitant à une baisse des taux, la concurrence accrue du secteur bancaire et l'opportunité de verrouiller une nouvelle clientèle favorisent les banques à rogner sur leur marge. Y aura t-il donc un revers de médaille ?

Conséquences pour les banques

Les banques traditionnelles en Europe concentrent l'essentiel de leur activité sur l'emprunt et le dépôt. La Banque Centrale Européenne (BCE) détermine la politique monétaire des 19 pays de la zone euro par la fixation du taux directeur utilisé par les établissements bancaires pour se refinancer. Depuis mars 2016, on observe un taux directeur à 0%, alloué aux établissements bancaires pour leur refinancement et dans le même temps un taux de dépôt négatif établi à -0 ,40%. En d'autres termes, la politique appliquée par la BCE consiste à contraindre les établissements bancaires à ne pas outrepasser les limites de dépôts règlementaires, ce qu'elles ont pour habitude d'effectuer, par l'application d'un coût lié à ce dépôt et à les incite à réserver ces sommes au bénéfice de l'activité d'emprunt. La BCE escompte ainsi redynamiser l'économie par l'action des banques.
Cependant la rentabilité des établissements bancaires est en jeu ; en effet, l'écart se réduit entre le taux auquel les banques prêtent à leurs clients et celui auquel elles se refinancent ; il convient, également, d'inclure, dans le calcul de rentabilité, le coût du dépôt. Ainsi, il s'agit pour les établissements bancaire de faire face à cette situation qui pourrait d'autant plus durer ; le temps est donc à la réduction des coûts d'infrastructure, notamment par la réduction du nombres d'agences. L'offre bancaire devra être repenser dans un contexte concurrentiel où le client particulier est capable de changer d'enseigne pour des coûts de fonctionnement qu'il jugerait trop chers. Ce sont donc les produits d'épargne qui font office de variable d'ajustement. On observe, en effet, une baisse du rendement de certains placements, à présent, moins attractifs et conséquence directe du besoin de rentabilité des banques.

L'inquiétude reste donc focalisée sur la capacité des établissements bancaires en Europe à tenir la stratégie de la BCE dans le temps.

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